Valorisation du Landes de Bretagne à la Ferme de Toulan

25 février 2017

Le Salon International de l'agriculture - notre présence autour de FINE, vache Bretonne Pie Noir à l'honneur !

SIA 2017 - du 25 février au 5 mars - Paris Porte de Versailles

La vache Bretonne Pie noir est à l'honneur cette année, FINE est l'égérie du salon !

Cette énorme promotion des races locales bretonnes autour de FINE nous embarque dans une mise en lumière également du mouton Landes de Bretagne présent sur l'espace Bretagne.

Même si nous avions souhaité nous concentrer sur les évènements locaux et régionaux (Bretagne et pays de la Loire), nous ne pouvions pas laisser passer cette opportunité, d'autant plus que les éleveurs de Bretonne Pie Noir ont solidairement imposé la présence des autres races bretonnes (vaches Armoricaine, Froment du léon, Nantaise, Moutons Landes de Bretagne, Belle-île et Ouessant, Chèvre des Fossés, Porc Blanc de l'Ouest, poule Coucou de Rennes) à cette occasion sur un espace nouveau financé par la région Bretagne. Gageons que cet évènement soit une réussite et que chaque race y trouve son intérêt, notamment une reconnaissance nationale, un certain nombre de contacts futurs éleveurs de notre région, des liens avec des médias nationaux, ..

Parions également que les éleveurs des différentes races bretonnes renforcent les liens entre eux et portent ensemble, localement et au niveau national, le drapeau d'une agriculture moderne, paysanne et écologique!


19 décembre 2016

Pourquoi aider à la création de nouveaux élevages professionnels en race Landes de Bretagne ?

Pourquoi aider à la création de nouveaux élevages professionnels en race Landes de Bretagne ?

  1. Pour développer les effectifs totaux (plus de 3000 brebis en 2016), à condition qu'ils soient en race pure et de qualité (bons aplombs, bonnes machoires), facteur de réussite d'une sauvegarde démarrée en 1986 à partir d'une soixantaine d'animaux,
  2. Afin de créer de l'émulation,
  3. Afin de promouvoir les produits qui en sont issus d'une manière plus visible (effet de masse),
  4. Afin de montrer la faisabilité économique de telles installations par l'analyse de la diversité des systèmes et des types d'exploitations,
  5. Pour être solidaires entre paysans ..

Comment aider à la création de nouveaux élevages professionnels?

  1. Par le dynamisme de l'assocation à mettre en lien acheteurs et vendeurs d'animaux en privilégiant les projets professionnels,
  2. Par l'élevage de toutes les agnelles (95%) et vente du surplus pour la reproduction,
  3. Par le parrainage des porteurs de projet via un éleveur expérimenté de son territoire (département)
  4. Par la fourniture d'éléments techniques et économiques de plus en plus précis et fiables,
  5. Par la promotion des races locales auprès des institutions agricoles afin de crédibiliser et vulgariser l'expérience acquise ...

Les éleveurs professionnels adhérents à Denved ar vro ont donc un rôle important à jouer pour le développement de la race: rejoignez-nous ! ..

Régis Fresneau

16 novembre 2016

Santé animale: La prévention, facteur d'économie en élevage ovin

https://youtu.be/qkunvqaxC84?list=PLu8zThP-Y3ycAYaGXQ0utMEH2UPB2u-iq

avec notamment mon intervention (à partir de 1'52) sur mes motivations à participer au gorupe ovin du GAB sur le sujet.

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08 août 2016

Association "l'éco pâturage paysan 44"

L'association "l'éco pâturage paysan 44" a été créée fin 2015 entre plusieurs éleveurs professionnels ayant pour projet de lancer une activité d'éco pâturage dans le département. Nous sommes partis du constat que l'on avance mieux à plusieurs pour développer-structurer une activité prometteuse mais nouvelle, et que l'on ne se considérait pas comme concurrents mais plutôt comme collègues partenaires.

Nos valeurs partagées :

Une activité :

  • Productrice de biodiversité
  • Favorisant un cadre calme et agréable,
  • Ecologiquement responsable,
  • Créatrice de lien social

Avec des interlocuteurs professionnels proches de chez vous.

Elle s'est fixée comme objet:

  • Promouvoir et crédibiliser l’activité économique paysanne d’éco pâturage
  • Favoriser l’utilisation de races rustiques locales à faibles effectifs
  • Faire respecter auprès de ses adhérents une cohérence environnementale qui limite à un rayon de 60 km maximum autour de chaque exploitation
  • Communiquer sur les bienfaits environnementaux et sociaux de l’éco pâturage
  • Défendre les intérêts de l’activité économique paysanne d’éco pâturage
  • Echanger entre adhérents sur leurs pratiques
  • Envisager l’entraide entre les adhérents

Elle a défini ses premières actions:

  • Faire connaître collectivement l’éco pâturage, ses atouts, son mode opérationnel
  • Participer  et intervenir à des colloques et évènements publics
  • Nouer des partenariats (collectivités, structures environnementales, fédérations, ..)
  • S’entraider pour structurer nos modes opérationnels

Contact:

vallondetoulan@free.fr

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04 mars 2016

L'éco pâturage, une activité économique en devenir à structurer

La prestation de service en éco pâturage semble vouloir émerger économiquement. Ce ne sera pas un eldorado, mais une niche où plusieurs professionnels vont pouvoir travailler dans chaque département à l'avenir, cela en phase avec les préoccupations sociétales et les obligations vers la transition énergétique des collectivités et entreprises.

Depuis une petite dizaine d'années où ces prestations ont débuté, d'abord en région parisienne, il semble que les résultats des prestations pratiquées soient hétérogènes avec des acteurs pas toujours professionnels, ni formés à l'élevage notamment.

Personnellement je milite pour que l'activité d'éco pâturage se développe à partir d'élevages professionnels, ceci pour plusieurs raisons:

  • Le bien-être animal ne se décrête pas, il se vit entre la bonne relation entre l'animal et son éleveur; ainsi un éleveur compétent voit facilement et rapidement les problèmes éventuels, lorsqu'il ne les aura pas tout simplement évité par son expérience;
  • L'éleveur professionnel dispose d'uen exploitation avec une bergerie et d'autres animaux dans son élevage; ainsi, lorsqu'une bête est malade (voire morte) il peut la rapatrier et la remplacer aisément: on ne laisse pas un animal en difficulté face au public;
  • L'éleveur professionnel répond dans son élevage à un certain nombre d'obligations sanitaires (prophylaxie, déclaration d'activité, registre d'élevage, ..) qu'il connait bien et qu'il maîtrise, l'activité d'éco pâturage n'est qu'un prolongement de son exploitation;
  • L'éleveur professionnel en race locale à faibles effectifs ou en conservation (exemple du mouton Landes de Bretagne) a besoin de se développer; ainsi il parait nécessaire de poursuivre la reproduction en race pure si possible avec toutes les brebis: le retour en bergerie l'hiver est alors nécessaire;
  • La prairie, comme l'animal (et l'homme) a besoin de se reposer en dehors de la période de pousse: il est donc primordial d'enlever les animaux avant fin octobre (mi-novembre selon conditions climatiques); les animaux seront ramenés fin mars-début avril pour une nouvelle saison.

Il paraitrait donc nécessaire que la  nouvelle "profession" s'organise afin de structurer l'activité. Cela a été le cas par exemple lorsque les paludiers de Guérande-Mesquer ont relancé à bout de bras au début des années 80  la production et la filière salicole de la Presqu'île; ils ont même lancé et animé eux-mêmes la formation qualifiante qui n'existait pas.

Qui doit le faire? sur quel taille de territoire : national?, régional?, départemental? et quand est-ce que cela doit se mettre en place? Quelle éthique sommes-nous capable de mettre en avant?

Beaucoup de questions sont sans réponses aujourd'hui, il faut donc y travailler ...

à suivre, présentation de l'association "L'éco pâturage paysan 44"

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01 octobre 2015

Eco pâturage - Eco pastoralisme ?

1. Définitions éco pastoralisme-éco pâturage

Tout le monde n'est pas capable de décrire ces 2 activités différentes et l'on ne s'entend pas encore tout à fait sur leur définition, mais j'en propose une (reprenant partiellement celle du CRAPAL) quitte à ce qu'elle soit battue en brêche ensuite. L'intérêt est de pouvoir différencier ces deux activités qui n'ont pas les mêmes objectifs, ni toujours les mêmes acteurs.

  • Eco pastoralisme:

L'écopastoralisme est la gestion d'espaces naturels par le pâturage avec des ruminants adaptés au site . Dans ces espaces, la biodiversité est importante et son maintien en est un objectif . Une bonne gestion de ces espaces est un moyen de lutter contre des plantes invasives qui, dans certain cas, remettent en cause l'équilibre naturel du lieu. Ces surfaces ont une destination agricole et dans certains cas une faible production fourragère . Ces lieux sont majoritairement mieux exploités par les races rustiques représentées souvent par nos races à faible effectif.

  • Eco pâturage:

L'éco pâturage correspond à l'exploitation par le pâturage avec des ruminants généralement adaptés au site, de surfaces en herbe ou la diversité végétale est en général assez ordinaire.  L'expression plus familière « c'est la tondeuse écologique » (expression inventée par des paysagistes que nous ne souhaitons pas être) ne nous convient pas en tant qu'éleveurs professionnels. Elle n'ont plus de destination agricole (pas de prime PAC), même si elles peuvent fournir parfois une bonne production fourragère, et se situent dans des zones urbanisées , artisanales ou industrielles . Ces lieux sont majoritairement exploités par des races rustiques et représentées généralement par nos races à faibles effectifs.

Mais pour résumer, la différence se fait principalement sur un niveau économique:

l'éco pâturage est une prestation de services, donc une activité économique en tant que telle; tandis que l'éco pastoralisme est un mode de gestion d'espaces naturels.

2. Les acteurs de ces 2 activités:

Si pour l'écopastoralisme, les acteurs sont, soit éleveurs professionnels, soit l'entité gestionnaire elle-même (PNR, Conservatoire littoral, asso Protection nature, ..), pour l'éco pâturage, on différencie 2 catégorie professionnelles fort différentes: les paysagistes (à l'origine de l'activité), les éleveurs professionnels.

3. L'éco pâturage, une activité économique:

Si le gestionnaire du site à pâturer souhaite externaliser l'activité, il pourra faire appel à un prestataire de service en éco pâturage; celui-ci facturera, en échange de la gestion du cheptel et de ses frais fixes supplémentaires (RCpro spécifique, remorque agréee, CAPTAV, déplacements réguliers, ..), une prestation souvent à l'hectare (ou au m2).

Nous avons commencé à comparer des montants moyens de prestations opérés avec le coût de facturation de fauchages réguliers ou d'un fauchage avec enlèvement opéré par entreprise: Il s'avère que l'éco pâturage est souvent aussi économique; la différence se fait autour de la clôture (fixe par le demandeur ou mobile par le prestataire donc un peu plus cher).

4. Développement durable?:

Ecologique, économique et pourvoyeur de lien social via la médiation animale: tous les axes du développement durable sont donc réunis au-travers de cette activité.

5. Développement de l'éco pâturage:

L'éco pâturage doit pouvoir trouver sa place en tant que niche économique au sein des services liés à la gestion des espaces enherbés sortis du cadre l'agriculture.

Pour cela, cette activité doit se faire connaître et se vulgariser, ceci plutôt collectivement à l'intérieur d'un territoire donné, par exemple le département.

Elle doit également formuler et mettre en avant un certain nombre de valeurs qui lui sont propres:

  • alternative à la fauche mécanique
  • réduction du bilan carbone
  • augmentation de la biodiversité
  • création d'un environnement calme et agréable
  • Favoriser le lien social par la médiation animal/public

6. Mon projet:

Créer une entreprise de prestation en éco pâturage début 2016 avec utilisation de mes moutons de race Landes de Bretagne comme outil de gestion d'espaces mis en contrat.

Je compte m'adresser à des collectivités, des entreprises, des particuliers.

à suivre ...

Régis Fresneau

 

 

11 octobre 2014

Un cahier des charges pour envisager une marque et pour nous rassembler

Projet de cahier des charges – agneau Landes de Bretagne

Marque « L’agneau Landes de Bretagne »

Nom à enregistrer : « L’agneau Landes de Bretagne »

Il s’agit d’un nom : Spécifique en lui-même

Type de produit : Produit carné

Origine du produit :

La race Landes de Bretagne est une race de type archaïque, non sélectionnée, de petit format (40 à  50 kg pour la brebis). Les agneaux naissent petits mais très vigoureux. Les mères broutent toute l’année même l’hiver, elles peuvent être rentrées la nuit en bergerie. L’agneau a donc été mis en contact avec l’herbe dès son plus jeune âge (digestion à partir de 3 semaines). La lactation de la mère dure environ 4 mois, date à laquelle les agneaux peuvent être sevrés pour passer uniquement à une alimentation herbagère. Les troupeaux (mères et agneaux) ont accès à des prairies comportant une flore diversifiée, les prairies sont bordées de haies utiles au complément alimentaire et minéral.  La finition céréales des agneaux au pré n’est pas utilisée de manière courante dans cette race, seulement pour les lots de fin d’automne ; elle est autorisée sans faire partie de critères particuliers.

Description du produit :

Le champ d’application de ce cahier des charges concerne uniquement la viande d’agneau issu de la race Landes de Bretagne menée en pure.

L’âge est donc un facteur fondamental pour obtenir la qualité organoleptique souhaitée c’est pourquoi un minimum de 6 mois d’âge est requis.

Par définition, un agneau étant âgé de moins d’un an, « L’agneau Landes de Bretagne » concernera les agneaux herbagers âgés de 6 à 12 mois.

Les agneaux fournissent des carcasses assez légères (de 13 à 18kg).

Caractéristiques organoleptiques du produit « L’agneau Landes de Bretagne » :

C’est une viande très rouge avec peu de gras de couverture qui possède un grain fin et une grande tendreté. La viande délivre un goût atypique lié sans doute à l’originalité de la race archaïque, ainsi qu’au mode d’élevage.

Exigences minimales et procédures contrôlables

Points à contrôler

Valeurs seuils

Méthode d’évaluation

Fréquence de contrôle

Origine viande

Race Landes de Bretagne

Vérification éleveur

visite du groupe

??

âge de l’agneau

De 6 à 12 mois

Vérification papier

 

Nombre de mois d’herbage

Agneau en contact avec herbage dès 1 mois

Vérification éleveur

visite du groupe

 

Durée de maturation avant découpe carcasse

5 jours minimum

Vérification papier

 

 

RF – octobre 2013 - Réflexion personnelle à partir de l'expérience à Toulan

02 octobre 2014

Une croissance idéale d'un agneau Landes de Bretagne?

La race Landes de Bretagne est tardive, elle n'a pas été sélectionnée ni sur la précocité, ni sur la vitesse de croissance: on doit se faire à l'idée qu'une très bonne croissance d'un agneau sera au maximum de 180 grs/jour en moyenne sur ses 6-7 mois de vie (né à 3-4 kg + 32 kg en 6 mois, soit un agneau de 35 kg vif).

On évoque là, dans la situation actuelle vécue, un agneau mâle qui sera souvent un simple plutôt qu'un double , ce dernier obtiendra une moyenne plus proche de 150-160 grs/jour maxi et sera abattu plus tard en saison. Pour moi les agnelles sont (presque) toutes gardées pour la reproduction (nécessité de sauvegarde génétique, demande forte dans la race).

Comment obtenir cette moyenne de croissance de 180grs/jour sur les 6 mois?

sachant qu'il y aura 2-3 phases dans cette période:

  • Phase lactée : le lait de la mère est l'aliment unique ou très majoritaire pour les besoins de l'agneau (0- 2 mois), la mère est complémentée par des céréales (ex jusqu'à 250 grs/jour de mélange céréalier en grains); le foin puis le pâturage doivent être à disposition de l'agneau le plus tôt possible (pendant l'hiver) afin notamment d'éviter le stress de la soudaine mise à l'herbe (éviter le risque d'entérotoxémie)
  • Phase intermédiaire: le pâturage entre de plus en plus dans la composition du menu (2-4 mois), l'herbe doit être de qualité et la rotation des parcelles doit être rapide; la tétée est autant un moment de bien-être et de confort pour l'agneau qu'un moment nutritif; il est administré un complément alimentaire à propriétés vermifuges (ex ANIVER alternativement avec  SPECIAL C de chez Biomat) en mars, avril, voire mai
  • Phase pâturage: L'agneau peut garder une bonne croissance (proche de la phase lactée) jusqu'à mi-juillet si:
  1. l'herbe reste feuillue
  2. il est tondu vers la mi-juin (propice au redémarrage de l'appétit même en période chaude)
  3. il est sevré de sa mère et éloigné du troupeau (en lot de mâles)

La date de mise bas intervient-elle dans ce résultat ?

Je pense que oui

ayant essayé plusieurs périodes de début de mise-bas: fin novembre, début décembre, début janvier, fin janvier, il me semble que la meilleure période de mises-bas serait entre mi-décembre et mi-janvier, car:

  • Le troupeau est habitué à être rentré tous les soirs et à manger du foin renouvelé quotidiennement (début de complément céréales, + complément avec Iodamine (Biodalg)
  • l'hiver est déjà installé
  • le temps ne sera pas trop long avant les premières pousses d'herbe

Mises bas trop vite (avant décembre) = l'hiver est trop long ensuite et l'agneau perd son élan de croissance

Mises bas trop tard (après fin janvier) = l'agneau n'a pas profité au maximum de la meilleure pousse d'herbe du printemps et l'été arrive déjà ..

Remarque: On parle peu du parasitisme interne car ces meilleurs agneaux n'auront pas l'occasion d'être gênés par ceux-ci; seuls les lots suivants le seront peut-être en fonction de la météo, du type de rotation de parcelles, de l'accès des agneaux aux parcelles fauchées (donc propres), .. L'idéal est de faire une coproscopie en mileu d'été pour s'en rendre compte.

Les agneaux nés plus tard ou les doubles, nourris de la même façon, garderont eux aussi l'élan de croissance qui leur permettra d'être abattus à plus de 32 kg avant 10 mois (objectif de 15kg de carcasse minimum).

Il est possible également de castrer (à la pince vers 3-4 mois) les agneaux petits et/ou issus d'agnelles afin de ne es faire abattre qu'au printemps suivant.

 

 

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30 septembre 2014

Une marque collective pour l'agneau Landes de Bretagne ?

On a souvent remarqué que les collectifs de producteurs cherchent à identifier leurs produits par une marque ou un signe officiel de qualité: en général cela se fait avec pour objectif de vendre plus et mieux.

Dans les cas des races locales à petits effectifs, donc avec une toute pettie production, le producteur est en circuit court, il n'a pas vraiment le souci de vendre plus ou mieux: il vend et, pour peu qu'il travaille corectement, rien ne s'oppose à ce que le consommateur se fidélise facilement.

Pourquoi alors chercher à mettre en place un signe distinctif et lequel?

Pourquoi?

Parce que c'est un moyen de:

  • Rassembler un groupe d'éleveurs-producteurs autour d'un projet commun, une dynamique,
  • Attirer de nouveaux éleveurs autour de cette dynamique (motivation liée à produit identifié bien en place),
  • Attirer des artisans (restaurateurs ou bouchers-traiteurs),
  • Attirer le public évidemment (même si ça n'est pas le but premier recherché) ..

Lequel?

  • Un SIQO (Signe Officiel de la Qualité et de l'Origine) type AOP ou IGP ne correspond pas à notre production, ni à notre projet car c'est un système qui coûte cher à obtenir et à conserver (coût des contrôles externes), le seul intérêt serait la protection de l'image et là, je ne suis pas personnellement inquiet pour ce qui concerne les espèces de ruminants (contrairement aux poules et aux porcs)
  • Une marque est très simple à mettre en place: un logo avec dénomination du produit ou race inscrit dessus, si possible un cahier des charges produits, et pas cher (environ 250€ pour 10 ans) voir l'exemple du Gwell en Bretonne Pie Noir.

Das le cas du Landes de Bretagne, la création d'une marque collective (à l'instar de la marque laine) permettrait de lancer la dynamique qui n'existe pas vraiment encore dans la race ...

05 septembre 2014

La Fête de la vache nantaise et des races locales 2014 - une formidable occasion de rencontres

Cet évènement aura lieu les 12, 13 et 14 septembre au dresny, commune de Plessé (44) en Pays de redon. Lors de la dernière édition en 2010, il y avait eu autour de 30 000 personnes sur 3 jours.

Cet évènement populaire est utile aux races locales car il permet, par le rassemblement d'éleveurs, de races diversifiées et d'acteurs clé comme les ateliers de découpe ou les artisans du goût, des rencontres, des débats, des idées d'avenir souvent collectives, ... une fête utile quoi !

www.vachenantaise.fr

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