Valorisation du Landes de Bretagne à la Ferme de Toulan

08 août 2016

Association "l'éco pâturage paysan 44"

L'association "l'éco pâturage paysan 44" a été créée fin 2015 entre plusieurs éleveurs professionnels ayant pour projet de lancer une activité d'éco pâturage dans le département. Nous sommes partis du constat que l'on avance mieux à plusieurs pour développer-structurer une activité prometteuse mais nouvelle, et que l'on ne se considérait pas comme concurrents mais plutôt comme collègues partenaires.

Nos valeurs partagées :

Une activité :

  • Productrice de biodiversité
  • Favorisant un cadre calme et agréable,
  • Ecologiquement responsable,
  • Créatrice de lien social

Avec des interlocuteurs professionnels proches de chez vous.

Elle s'est fixée comme objet:

  • Promouvoir et crédibiliser l’activité économique paysanne d’éco pâturage
  • Favoriser l’utilisation de races rustiques locales à faibles effectifs
  • Faire respecter auprès de ses adhérents une cohérence environnementale qui limite à un rayon de 60 km maximum autour de chaque exploitation
  • Communiquer sur les bienfaits environnementaux et sociaux de l’éco pâturage
  • Défendre les intérêts de l’activité économique paysanne d’éco pâturage
  • Echanger entre adhérents sur leurs pratiques
  • Envisager l’entraide entre les adhérents

Elle a défini ses premières actions:

  • Faire connaître collectivement l’éco pâturage, ses atouts, son mode opérationnel
  • Participer  et intervenir à des colloques et évènements publics
  • Nouer des partenariats (collectivités, structures environnementales, fédérations, ..)
  • S’entraider pour structurer nos modes opérationnels

Contact:

vallondetoulan@free.fr

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04 mars 2016

L'éco pâturage, une activité économique en devenir à structurer

La prestation de service en éco pâturage semble vouloir émerger économiquement. Ce ne sera pas un eldorado, mais une niche où plusieurs professionnels vont pouvoir travailler dans chaque département à l'avenir, cela en phase avec les préoccupations sociétales et les obligations vers la transition énergétique des collectivités et entreprises.

Depuis une petite dizaine d'années où ces prestations ont débuté, d'abord en région parisienne, il semble que les résultats des prestations pratiquées soient hétérogènes avec des acteurs pas toujours professionnels, ni formés à l'élevage notamment.

Personnellement je milite pour que l'activité d'éco pâturage se développe à partir d'élevages professionnels, ceci pour plusieurs raisons:

  • Le bien-être animal ne se décrête pas, il se vit entre la bonne relation entre l'animal et son éleveur; ainsi un éleveur compétent voit facilement et rapidement les problèmes éventuels, lorsqu'il ne les aura pas tout simplement évité par son expérience;
  • L'éleveur professionnel dispose d'uen exploitation avec une bergerie et d'autres animaux dans son élevage; ainsi, lorsqu'une bête est malade (voire morte) il peut la rapatrier et la remplacer aisément: on ne laisse pas un animal en difficulté face au public;
  • L'éleveur professionnel répond dans son élevage à un certain nombre d'obligations sanitaires (prophylaxie, déclaration d'activité, registre d'élevage, ..) qu'il connait bien et qu'il maîtrise, l'activité d'éco pâturage n'est qu'un prolongement de son exploitation;
  • L'éleveur professionnel en race locale à faibles effectifs ou en conservation (exemple du mouton Landes de Bretagne) a besoin de se développer; ainsi il parait nécessaire de poursuivre la reproduction en race pure si possible avec toutes les brebis: le retour en bergerie l'hiver est alors nécessaire;
  • La prairie, comme l'animal (et l'homme) a besoin de se reposer en dehors de la période de pousse: il est donc primordial d'enlever les animaux avant fin octobre (mi-novembre selon conditions climatiques); les animaux seront ramenés fin mars-début avril pour une nouvelle saison.

Il paraitrait donc nécessaire que la  nouvelle "profession" s'organise afin de structurer l'activité. Cela a été le cas par exemple lorsque les paludiers de Guérande-Mesquer ont relancé à bout de bras au début des années 80  la production et la filière salicole de la Presqu'île; ils ont même lancé et animé eux-mêmes la formation qualifiante qui n'existait pas.

Qui doit le faire? sur quel taille de territoire : national?, régional?, départemental? et quand est-ce que cela doit se mettre en place? Quelle éthique sommes-nous capable de mettre en avant?

Beaucoup de questions sont sans réponses aujourd'hui, il faut donc y travailler ...

à suivre, présentation de l'association "L'éco pâturage paysan 44"

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01 octobre 2015

Eco pâturage - Eco pastoralisme ?

1. Définitions éco pastoralisme-éco pâturage

Tout le monde n'est pas capable de décrire ces 2 activités différentes et l'on ne s'entend pas encore tout à fait sur leur définition, mais j'en propose une (reprenant partiellement celle du CRAPAL) quitte à ce qu'elle soit battue en brêche ensuite. L'intérêt est de pouvoir différencier ces deux activités qui n'ont pas les mêmes objectifs, ni toujours les mêmes acteurs.

  • Eco pastoralisme:

L'écopastoralisme est la gestion d'espaces naturels par le pâturage avec des ruminants adaptés au site . Dans ces espaces, la biodiversité est importante et son maintien en est un objectif . Une bonne gestion de ces espaces est un moyen de lutter contre des plantes invasives qui, dans certain cas, remettent en cause l'équilibre naturel du lieu. Ces surfaces ont une destination agricole et dans certains cas une faible production fourragère . Ces lieux sont majoritairement mieux exploités par les races rustiques représentées souvent par nos races à faible effectif.

  • Eco pâturage:

L'éco pâturage correspond à l'exploitation par le pâturage avec des ruminants généralement adaptés au site, de surfaces en herbe ou la diversité végétale est en général assez ordinaire.  L'expression plus familière « c'est la tondeuse écologique » (expression inventée par des paysagistes que nous ne souhaitons pas être) ne nous convient pas en tant qu'éleveurs professionnels. Elle n'ont plus de destination agricole (pas de prime PAC), même si elles peuvent fournir parfois une bonne production fourragère, et se situent dans des zones urbanisées , artisanales ou industrielles . Ces lieux sont majoritairement exploités par des races rustiques et représentées généralement par nos races à faibles effectifs.

Mais pour résumer, la différence se fait principalement sur un niveau économique:

l'éco pâturage est une prestation de services, donc une activité économique en tant que telle; tandis que l'éco pastoralisme est un mode de gestion d'espaces naturels.

2. Les acteurs de ces 2 activités:

Si pour l'écopastoralisme, les acteurs sont, soit éleveurs professionnels, soit l'entité gestionnaire elle-même (PNR, Conservatoire littoral, asso Protection nature, ..), pour l'éco pâturage, on différencie 2 catégorie professionnelles fort différentes: les paysagistes (à l'origine de l'activité), les éleveurs professionnels.

3. L'éco pâturage, une activité économique:

Si le gestionnaire du site à pâturer souhaite externaliser l'activité, il pourra faire appel à un prestataire de service en éco pâturage; celui-ci facturera, en échange de la gestion du cheptel et de ses frais fixes supplémentaires (RCpro spécifique, remorque agréee, CAPTAV, déplacements réguliers, ..), une prestation souvent à l'hectare (ou au m2).

Nous avons commencé à comparer des montants moyens de prestations opérés avec le coût de facturation de fauchages réguliers ou d'un fauchage avec enlèvement opéré par entreprise: Il s'avère que l'éco pâturage est souvent aussi économique; la différence se fait autour de la clôture (fixe par le demandeur ou mobile par le prestataire donc un peu plus cher).

4. Développement durable?:

Ecologique, économique et pourvoyeur de lien social via la médiation animale: tous les axes du développement durable sont donc réunis au-travers de cette activité.

5. Développement de l'éco pâturage:

L'éco pâturage doit pouvoir trouver sa place en tant que niche économique au sein des services liés à la gestion des espaces enherbés sortis du cadre l'agriculture.

Pour cela, cette activité doit se faire connaître et se vulgariser, ceci plutôt collectivement à l'intérieur d'un territoire donné, par exemple le département.

Elle doit également formuler et mettre en avant un certain nombre de valeurs qui lui sont propres:

  • alternative à la fauche mécanique
  • réduction du bilan carbone
  • augmentation de la biodiversité
  • création d'un environnement calme et agréable
  • Favoriser le lien social par la médiation animal/public

6. Mon projet:

Créer une entreprise de prestation en éco pâturage début 2016 avec utilisation de mes moutons de race Landes de Bretagne comme outil de gestion d'espaces mis en contrat.

Je compte m'adresser à des collectivités, des entreprises, des particuliers.

à suivre ...

Régis Fresneau

 

 

11 octobre 2014

Un cahier des charges pour envisager une marque et pour nous rassembler

Projet de cahier des charges – agneau Landes de Bretagne

Marque « L’agneau Landes de Bretagne »

Nom à enregistrer : « L’agneau Landes de Bretagne »

Il s’agit d’un nom : Spécifique en lui-même

Type de produit : Produit carné

Origine du produit :

La race Landes de Bretagne est une race de type archaïque, non sélectionnée, de petit format (40 à  50 kg pour la brebis). Les agneaux naissent petits mais très vigoureux. Les mères broutent toute l’année même l’hiver, elles peuvent être rentrées la nuit en bergerie. L’agneau a donc été mis en contact avec l’herbe dès son plus jeune âge (digestion à partir de 3 semaines). La lactation de la mère dure environ 4 mois, date à laquelle les agneaux peuvent être sevrés pour passer uniquement à une alimentation herbagère. Les troupeaux (mères et agneaux) ont accès à des prairies comportant une flore diversifiée, les prairies sont bordées de haies utiles au complément alimentaire et minéral.  La finition céréales des agneaux au pré n’est pas utilisée de manière courante dans cette race, seulement pour les lots de fin d’automne ; elle est autorisée sans faire partie de critères particuliers.

Description du produit :

Le champ d’application de ce cahier des charges concerne uniquement la viande d’agneau issu de la race Landes de Bretagne menée en pure.

L’âge est donc un facteur fondamental pour obtenir la qualité organoleptique souhaitée c’est pourquoi un minimum de 6 mois d’âge est requis.

Par définition, un agneau étant âgé de moins d’un an, « L’agneau Landes de Bretagne » concernera les agneaux herbagers âgés de 6 à 12 mois.

Les agneaux fournissent des carcasses assez légères (de 13 à 18kg).

Caractéristiques organoleptiques du produit « L’agneau Landes de Bretagne » :

C’est une viande très rouge avec peu de gras de couverture qui possède un grain fin et une grande tendreté. La viande délivre un goût atypique lié sans doute à l’originalité de la race archaïque, ainsi qu’au mode d’élevage.

Exigences minimales et procédures contrôlables

Points à contrôler

Valeurs seuils

Méthode d’évaluation

Fréquence de contrôle

Origine viande

Race Landes de Bretagne

Vérification éleveur

visite du groupe

??

âge de l’agneau

De 6 à 12 mois

Vérification papier

 

Nombre de mois d’herbage

Agneau en contact avec herbage dès 1 mois

Vérification éleveur

visite du groupe

 

Durée de maturation avant découpe carcasse

5 jours minimum

Vérification papier

 

 

RF – octobre 2013 - Réflexion personnelle à partir de l'expérience à Toulan

02 octobre 2014

Une croissance idéale d'un agneau Landes de Bretagne?

La race Landes de Bretagne est tardive, elle n'a pas été sélectionnée ni sur la précocité, ni sur la vitesse de croissance: on doit se faire à l'idée qu'une très bonne croissance d'un agneau sera au maximum de 180 grs/jour en moyenne sur ses 6-7 mois de vie (né à 3-4 kg + 32 kg en 6 mois, soit un agneau de 35 kg vif).

On évoque là, dans la situation actuelle vécue, un agneau mâle qui sera souvent un simple plutôt qu'un double , ce dernier obtiendra une moyenne plus proche de 150-160 grs/jour maxi et sera abattu plus tard en saison. Pour moi les agnelles sont (presque) toutes gardées pour la reproduction (nécessité de sauvegarde génétique, demande forte dans la race).

Comment obtenir cette moyenne de croissance de 180grs/jour sur les 6 mois?

sachant qu'il y aura 2-3 phases dans cette période:

  • Phase lactée : le lait de la mère est l'aliment unique ou très majoritaire pour les besoins de l'agneau (0- 2 mois), la mère est complémentée par des céréales (ex jusqu'à 250 grs/jour de mélange céréalier en grains); le foin puis le pâturage doivent être à disposition de l'agneau le plus tôt possible (pendant l'hiver) afin notamment d'éviter le stress de la soudaine mise à l'herbe (éviter le risque d'entérotoxémie)
  • Phase intermédiaire: le pâturage entre de plus en plus dans la composition du menu (2-4 mois), l'herbe doit être de qualité et la rotation des parcelles doit être rapide; la tétée est autant un moment de bien-être et de confort pour l'agneau qu'un moment nutritif; il est administré un complément alimentaire à propriétés vermifuges (ex ANIVER alternativement avec  SPECIAL C de chez Biomat) en mars, avril, voire mai
  • Phase pâturage: L'agneau peut garder une bonne croissance (proche de la phase lactée) jusqu'à mi-juillet si:
  1. l'herbe reste feuillue
  2. il est tondu vers la mi-juin (propice au redémarrage de l'appétit même en période chaude)
  3. il est sevré de sa mère et éloigné du troupeau (en lot de mâles)

La date de mise bas intervient-elle dans ce résultat ?

Je pense que oui

ayant essayé plusieurs périodes de début de mise-bas: fin novembre, début décembre, début janvier, fin janvier, il me semble que la meilleure période de mises-bas serait entre mi-décembre et mi-janvier, car:

  • Le troupeau est habitué à être rentré tous les soirs et à manger du foin renouvelé quotidiennement (début de complément céréales, + complément avec Iodamine (Biodalg)
  • l'hiver est déjà installé
  • le temps ne sera pas trop long avant les premières pousses d'herbe

Mises bas trop vite (avant décembre) = l'hiver est trop long ensuite et l'agneau perd son élan de croissance

Mises bas trop tard (après fin janvier) = l'agneau n'a pas profité au maximum de la meilleure pousse d'herbe du printemps et l'été arrive déjà ..

Remarque: On parle peu du parasitisme interne car ces meilleurs agneaux n'auront pas l'occasion d'être gênés par ceux-ci; seuls les lots suivants le seront peut-être en fonction de la météo, du type de rotation de parcelles, de l'accès des agneaux aux parcelles fauchées (donc propres), .. L'idéal est de faire une coproscopie en mileu d'été pour s'en rendre compte.

Les agneaux nés plus tard ou les doubles, nourris de la même façon, garderont eux aussi l'élan de croissance qui leur permettra d'être abattus à plus de 32 kg avant 10 mois (objectif de 15kg de carcasse minimum).

Il est possible également de castrer (à la pince vers 3-4 mois) les agneaux petits et/ou issus d'agnelles afin de ne es faire abattre qu'au printemps suivant.

 

 

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30 septembre 2014

Une marque collective pour l'agneau Landes de Bretagne ?

On a souvent remarqué que les collectifs de producteurs cherchent à identifier leurs produits par une marque ou un signe officiel de qualité: en général cela se fait avec pour objectif de vendre plus et mieux.

Dans les cas des races locales à petits effectifs, donc avec une toute pettie production, le producteur est en circuit court, il n'a pas vraiment le souci de vendre plus ou mieux: il vend et, pour peu qu'il travaille corectement, rien ne s'oppose à ce que le consommateur se fidélise facilement.

Pourquoi alors chercher à mettre en place un signe distinctif et lequel?

Pourquoi?

Parce que c'est un moyen de:

  • Rassembler un groupe d'éleveurs-producteurs autour d'un projet commun, une dynamique,
  • Attirer de nouveaux éleveurs autour de cette dynamique (motivation liée à produit identifié bien en place),
  • Attirer des artisans (restaurateurs ou bouchers-traiteurs),
  • Attirer le public évidemment (même si ça n'est pas le but premier recherché) ..

Lequel?

  • Un SIQO (Signe Officiel de la Qualité et de l'Origine) type AOP ou IGP ne correspond pas à notre production, ni à notre projet car c'est un système qui coûte cher à obtenir et à conserver (coût des contrôles externes), le seul intérêt serait la protection de l'image et là, je ne suis pas personnellement inquiet pour ce qui concerne les espèces de ruminants (contrairement aux poules et aux porcs)
  • Une marque est très simple à mettre en place: un logo avec dénomination du produit ou race inscrit dessus, si possible un cahier des charges produits, et pas cher (environ 250€ pour 10 ans) voir l'exemple du Gwell en Bretonne Pie Noir.

Das le cas du Landes de Bretagne, la création d'une marque collective (à l'instar de la marque laine) permettrait de lancer la dynamique qui n'existe pas vraiment encore dans la race ...

05 septembre 2014

La Fête de la vache nantaise et des races locales 2014 - une formidable occasion de rencontres

Cet évènement aura lieu les 12, 13 et 14 septembre au dresny, commune de Plessé (44) en Pays de redon. Lors de la dernière édition en 2010, il y avait eu autour de 30 000 personnes sur 3 jours.

Cet évènement populaire est utile aux races locales car il permet, par le rassemblement d'éleveurs, de races diversifiées et d'acteurs clé comme les ateliers de découpe ou les artisans du goût, des rencontres, des débats, des idées d'avenir souvent collectives, ... une fête utile quoi !

www.vachenantaise.fr

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09 février 2014

Travail collectif et sélection individuelle

La race ovine Landes de Bretagne est sortie d'affaire: les effectifs poursuivent leur progression régulière, on en est à presque 2000 femelles dans plus de 200 élevages (1 élevage est un site où au moins 1 brebis est mise à la reproduction en race pure).

Quel est le travail aujourd'hui au niveau de la race si on se place d'un point de vue éleveur professionnel ?

  1. Sélection ?
  •  La race est très hétérogène dans son format, avec des brebis rencontrées allant de 38 à 65 kg: on peut imaginer que l'éleveur professionnel cherche à exploiter les possibilités de ses brebis au maximum pour une viabilité économique qui devra être au rdv dès les premières années; il faut donc que l'éleveur travaille bien techniquement et ce le plus tôt possible, c'est à dire que de la mise bas de la brebis à l'envoi à l'abattoir de l'agneau, les choses se soient passées le mieux possible.
    La sélection sur le format vient également directement à l'idée de l'éleveur mais avec des conséquences beaucoup plus à moyen terme (le temps que les agnelles nées des choix génétiques mettent bas et viennent ainsi remplacer leur mère). C'est un point non négligeable du travail de l'éleveur (amateur ou professionnel d'ailleurs !): il est difficillement imaginable que l'éleveur choisisse un bélier plus petit que le précédent, mais cherche à faire naître ou acheter un bélier de bon format et équilibré (poitrine ample et bien soudée, un dos large et rectiligne, un bassin large); vous remarquerez que je ne parle pas de conformation de la culotte (gigot bombé): il y a là un critère que je considère comme secondaire économiquement et sans doute contraire au maintien de la rusticité.
  1. Travail collectif ?
  • Le choix des béliers peut se réfléchir collectivement: car les jeunes éleveurs ont sans doute besoin d'être guidés dans les critères de choix et les plus expérimentés, cherchant de bons béliers, ont donc intérêt à ce que tout le monde s'y mettre ..
  • Le résultat obtenu dans chaque ferme, c'est à dire l'agneau (son format, son engraissement, la couleur de sa viande, son goût supposé) est également un thème très fort de discussion car on parle là de la vitrine grand public de la race: L'ensemble de la race, association d'éleveurs comprise, a intérêt à ce que ces agneaux soient le plus reconnus comme originaux et bons et que leurs éleveurs sachent porter haut ces qualités.
  • Le travail technique nécesiste également d'être partagé: il n'y aura pas possibilité de marque collective sans cahier des charges et donc sans critères d'élevage communs: même si ça ne semble pas être un sujet urgent à traiter par la majorité des éleveurs, rien n'empêche de commencer à créer ce cahier des charges commun; j'en parlerai dans un prochain article...

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28 juillet 2013

Qualité de la carcasse d'agneau Landes de bretagne - l'âge, le poids, le niveau de gras

Quand on a affaire à une population aussi hétérogène que le Landes de bretagne, notamment dans le format des brebis, on n'est pas surpris d'obtenir des résultats de carcasse des agneaux avec les mêmes écarts.

Depuis que l'on a développé le cheptel de la race, notamment au-travers de troupeaux dits professionnels, c'est à dire avec valorisation économique, il semble bien que le format ait évolué (42 kg à 48 kg en moyenne environ pour les brebis des troupeaux en routine) ainsi que la prolificité (passage de 1.2 à 1.5-1.6). L'on arrive régulièrement à des exemples de mères plutôt petites faisant 2 agneaux et d'autres plutôt dans le haut du panier n'en faisant qu'un seul. La carcasse obtenue sera très différente.

Ainsi, on a pu constater que certains agneaux approchaient les 18 kg de carcasse dès 5.5-6 mois, d'autres atteignant péniblement les 15 kg à 11 mois.

(Je signale en apparté que 15kg de carcasse est l'objectif minimum à atteindre personnellement)

Est-ce un problème? Constatons-nous une différence au niveau qualité de la viande  (couleur, goût trop prononcé)? Je pense que non et c'est sans doute là le noeud non pas du problème mais de l'atout majeur de la race:

  • une race tardive
  • une race qui dépose peu de gras
  • Peu d'accident de "goût de mouton"
  • une viande rouge très tôt (peu (pas ?) de différences entre 6 et 10 mois)

En fait une race qui peut fournir des agneaux d'âges différents avec une qualité apparemment comparable.

Ce qui me ferait provisoirement conclure par:

  • ne pas se tracasser de l'hétérogénéité de la race au niveau du format, valorisons les animaux tels qu'ils sont dans une certaine homogénéité finale!

Régis Fresneau

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02 janvier 2013

Les différentes robes - les différents types de laine rencontrés

Lors des premières visites d'élevages en 1986 et plus précisémment en 1995 chez P.Martin à Missillac et M.Lévèque en Brière, Louis Reveleau avait noté des différneces aussi bien dans la grosseur de la laine et dans la présence de jarre et de poils, que dans les couleurs présentes de la laine, mais aussi de la couleur de tête.

Pour la couleur de tête, Il avait noté la présence dans les blancs de petites tâches rousses (plus ou moins foncées) mais parfois de poils blancs lustré (animaux beaucoup plus rares); pour les noirs, une petite tâche blanche triangulaire était souvent présente, mais jamais de liste entière, alors qu'on peut en trouver aujourd'hui. point que ce ne soit des résultats de croisement mais une extériorisation de la diversité génétique.

Pour la laine, les blancs peuvent être à laine grossière avec présence de jarre et un peu de poil (il semble que ce soit la majorité), ou à laine plus fine et toison régulière: est-ce alors là un début de sélection ou des réminisences ponctuelles de croisements bien antérieurs?

La couleur de laine est également très variée notamment chez les noirs: Du noir vif chez les agneaux, au gris cendré, en passant par plusieurs variantes de fauve plus ou moins grisonnant; l'on pourrait, si l'on avait un npmbre suffisant par classe de couleur, trier et obtenir des laines filées avec plusieurs couleurs naturelles.

Pour le moment, il ne semble pas que les éleveurs ne sélectionnent en fonction de la couleur de la laine: il vaudrait sans doute mieux pour la race que ça continue ainsi.

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